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Ils ne se marieront pas et n’auront pas beaucoup d’enfants 6 décembre, 2007

Posté par petitemarocaine dans : Non classé , commentaires desactivés

Vous connaissez l’histoire des lacs de Tilsit et Iseli ?

Deux amoureux qui pleurèrent toutes les larmes de leur corps parce que, venant de deux tribus différentes, ils ne pouvaient pas se marier…

Bah c’est un peu ça.

 

Trop de différences, trop de souffrances…

On ne pouvait plus continuer.

 

Alors je tire ma révérence,

Je ne sais pas quand est-ce que je reposerai le pied dans le plus beau pays du monde, mais je vous suivrai sûrement de loin en loin…

Bon vent à tous les marins, et portez-vous bien !

 

PS pour Imane : moi-même pas tellement en l’état pour laisser un petit mot réconfortant mais je pense à toi. Courage, tu as l’air d’être vraiment une femme extraordinaire…

Mon luxe – mon khôl , mon huile d’argan 29 novembre, 2007

Posté par petitemarocaine dans : Marrakech-Paris , 16 commentaires

J’ai deux produits auxquels je tiens particulièrement, qui paraîtront sans doute banals aux marocains, mais qui pour moi, sont de vréritables petits luxes. J’ai nomé mon huile d’argan, et mon khôl…

 

Même si elle est au même prix qu’un baril de brut, l’huile d’argan qu’on vend aux crédules européennes est souvent coupée ou mauvaise qualité… Moi j’ai de la vraie !! Venant directement d’une productrice artisanale de la région d’Essaouira. Oui Madame… Le packaging est anti-glamour au possible : ça doit être une vieille bouteille de Sprite en plastique… Qu’à cela ne tienne, j’ai trouvé un beau flacon en verre au design épuré pour accueillir cet élixir à sa juste valeur. En plus ça décore ma salle de bains, que demande le peuple ?

Depuis j’ai apris qu’il y a deux types d’huiles : l’une cosmétique, l’autre alimentaire ; la différence serait dans la torréfaction des noix d’arganier. Je sais pas pour la mienne, mais elle sent délicieusement bon et quand j’en mets après la douche Monsieur ne peut pas résister à l’envie de me croquer.

En France, depuis quelques mois on en trouve partout sous de multiples formes et ça va faire un carton pour les cadeaux de Noël. Alors c’est très bien de valoriser les produits marocains, mais faites gaffe quand même parce que la World Company vous sucera jusqu’à la moelle.

 

Et puis le khôl. « Mais qu’est-ce que tu as mis ? du mascara ? mais c’est pas bon du tout ça ma chérie ! Je vais te rapporter du bon khôl ! » Euh… c’est l’Inimitable de Chanel quand même ! Mais t’as raison mon amour, rapporte-moi du khôl !

Il y a quelques années alors que j’étais dans le bus à Strasbourg, j’ai vu une jeune fille magnifiquement hâlée retoucher son maquillage avec une sorte de baton noir qu’elle se passait sur les cils… Ô étonnement, qu’est-ce donc ? Je n’avais jamais vu une chose pareille…

Alors quand Monsieur m’a rapporté le khôl dans un joli petit flacon de bois sculpté et avec un petit stilet intégré… Euréka ! J’ai immédiatement repensé à cet épisode, la jeune fille se mettait du khôl…

Le khôl est donc, à la base, une poudre. Grande découverte pour moi : en France je l’ai toujours vu sous forme de crayon plus ou moins gras. Dans mon flacon se trouve un trésor, des pépites couleur antracite profond… C’est absolument magnifique !

Bien, très bien… question suivante : comment on s’en sert ?!?! (l’inquiétude commence à monter mine de rien) Il faut que je me mette le bâton dans l’oeil, c’est bien ça ?! Oui ça à l’air d’être ça… Bon bah j’y vais alors !… Drôle de sensation, ça crépite entre les cils… Ah, la poudre arrive au contact de la cornée… ça pique !!! J’attends quelques instants pour voir le résultat… Incroyable, je suis bluffée !… Plus qu’à faire l’autre oeil, et je suis canon.

Petites recettes 12 novembre, 2007

Posté par petitemarocaine dans : Marrakech-Paris , 38 commentaires

On dirait que je l’ai bien cherché… maintenant il faut que je fournisse des recettes !!

Présentement je n’ai pas celle de la pate à tarte sous le coude, faut que redemande à ma grand-mère, mon père ou ma soeur à chaque fois. Pourtant c’est simple mais je ne me souviens jamais des proportions… Pour la prochaine fois donc.

 

Par contre il y a deux autres recettes qui me viennent à l’esprit : les financiers à la framboise (parfaits pour accompagner un thé) et les bananes flambées (parfaites pour faire reprendre des forces à un grand gaillard).

 

Financiers à la framboise
Ingrédients (pour 24 pièces, très facile)

330g de sucre glace
120g de poudre d’amande
30g de miel d’acacia (miel très doux)
125g de farine
3g (environ 1/2 sachet) de levure chimique
180g de beurre
340g de blanc d’oeufs (environ 9-10)
QS framboises fraîches

1- Tamisez le sucre glace. Ajoutez la poudre d’amande et mélangez. Préchauffez votre four à 220°C.

2- Tamisez la farine et la levure. Ajoutez au sucre et mélangez.

3- Faire bouillir le beurre jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de mousse et qu’il sente la noisette (attention, ne pas le faire brûler). Versez sur le mélange sec et mélangez bien.

4- Ajoutez le miel et enfin les oeufs petit à petit afin que le mélange se fasse facilement.

5- Versez dans les formes à financier (attention le mélange est très liquide), disposez une framboise au milieu et enfournez pour 8 à 10mn. Surveillez bien la couleur.

Laissez refroidir avant de déguster

NB 1 : Les financiers sont des gâteaux individuels normalement, ils cuisent dans les moules du même nom, rectangulaires, d’environ 5*10 cm. Je ne sais pas s’il y en a de tels au Maroc, mais j’en ai vu plein de ressemblants pendant le Ramadan. A mon avis c’est aussi bon si c’est rond que si c’est carré…

NB2 : Pour savoir si un gateau de ce type est cuit, plantez la lame d’un couteau, elle doit ressortir sèche.

NB3 : ça marche avec autre chose que des framboises, prennez ce que vous aimez (ou ce que vous avez sous la main) …
Bananes flambées

Ingrédients (hyper facile, même un célibataire pas équipé en cuisine peut le faire)

2 bananes

2 oranges

petits raisins blonds

sucre en poudre

sucre vanillé

beurre (5g environ)

rhum (pour ceux qui veulent)

Normalement on met juste les bananes mais je rajoute des quartiers d’orange pour alléger un peu…

Retirez la peau des bananes et coupez-les en deux dans le sens de la longueur. Pelez aussi à vif les quartiers de la première orange. Pressez le jus de la seconde.

Dans une poele à feu vif faites fondre le beurre, ajoutez le sucre et faites-y revenir les bananes et les quartiers d’orange sur les deux faces. Quand ils sont bien dorés, trempez avec le jus d’orange, ajoutez les raisins secs qui vont gonfler, le sucre vanillé. Et le bouchon de rhum si vous voulez. Laissez mijoter quelques minutes.

Dégustez sans vous brûler…

Ode à la tarte Tatin 11 novembre, 2007

Posté par petitemarocaine dans : Marrakech-Paris , 12 commentaires

Très chers lecteurs,

Vos réactions à mon billet intitulé la malédiction des fruits cuits me mettent en devoir d’essayer (au moins) de vous faire entrevoir toute la richesse et les délices que peuvent vous apporter la cuisine des fruits, même cuits. Car il n’y a pas que les confitures, les gelées ou les marmelades. Vous marocains êtes de grands gourmands, et je suis sûre que vous ne reculerez pas devant la possibilité d’élargir votre répertoire gastronomique.
En effet les gâteaux et les tartes aux fruits sont des classiques de la cuisine familiale. Très souvent aux pommes mais cela peut être avec tous les fruits de saison. Il s’agit pour les gâteaux d’un simple mélange de farine, sucre, beurre et oeufs (en proportions plus ou moins égales selon les recettes) auquel on ajoute des quartiers de pomme. Pour les tartes la répartition est différente : pâte brisée, sablée, feuilletée ou même briochée en-dessous et fruits au-dessus. Les Anglais on leur célèbre apple pie avec la pâte brisée dessous et dessus des pommes. Et leur non moins célèbre crumble, qui se rapproche du Streussel allemand, des fruits au fond et dessus une pâte croustillante émiettée. Comme vous le voyez les variantes sont infinies…

Mais avez-vous entendu parler de la tarte Tatin ? Entre toutes, elle est certainement la meilleure. On raconte que les soeurs Tatin, par un jour d’étourderie, avaient disposé les pommes au fond du plat et la pâte ensuite par dessus. Au moment de démouler, pour remettre leur tarte à l’endroit, le résultat était malheureusement peu présentable… Mais quel délice pour les papilles ! Des pommes fondantes à souhait, gorgées de sucre caramélisé… Essayez à l’occasion, elle ne paye pas forcément de mine, mais je vous assure, chers lecteurs, que vous ne serez pas déçus !

Et le sabayon… la seule évocation de ce plat vous fait-elle déjà saliver ? Ce sont alors plus souvent des fruits rouges ou des agrumes qui accompagnés de cette crème incomparable, vont dorer au four. Pour donner un dessert tout en rondeur et délicatesse. Seuls les experts en cuisine réussissent ce tour de main, mais il suffit d’un peu de gourmandise pour succomber à un sabayon. Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté…

Dans un autre registre, quoi que le sabayon soit normalement parfumé à l’alcool, vous avez les poires au vin… C’est rare mais j’en ai mangé pas plus tard qu’aujourd’hui ! Là les poires sont pochées dans du vin rouge sucré et épicé, le « jus » de cuisson est ensuite réduit en un sirop… Délicieux. Si vous n’avez pas de contre-indication, permettez-moi de vous les recommander.

J’allais oublier un autre mode de conservation des fruits : au lieu de les cuire dans le sucre pour donner les confitures, éloignez les innocents et faites-les macérer dans de l’eau de vie…

 

Et même si vous ne voulez rien faire de tout cela, chers lecteurs, une fois, juste une fois, essayez une simple tartine. Prenez un morceau de pain, vous en avez d’excellents, je m’en régale chaque fois… Prenez un morceau de pain, et couvrez-le d’une fine couche de beurre frais. Ajoutez ensuite délicatement la confiture. De la confiture de cerises par exemple, c’est celle que je préfère, voyez comme elle brille : un vrai rubis ! Portez-la maintenant à votre bouche et croquez à pleines dents. La croûte du pain croustille, les saveurs sucrées et fruitées de la confiture explosent comme un feu d’artifice, et le beurre vient définitivement vous charmer de sa douce rondeur…

 

C’est bon.

Le monde est à vos pieds.

Mon baptême de hammam, plus ou moins traumatisant 7 novembre, 2007

Posté par petitemarocaine dans : Marrakech-Paris , 17 commentaires

Alors au départ, aller crever de chaud avec des inconnues et se faire enduire de boue, très peu pour moi. Sauf que quand Monsieur est marocain, c’est juste pas possible de ne pas aller au moins une fois dans cette institution. Donc, et comme tout le monde en dit monts et merveilles, je me dis que je ne vais pas mourir idiote et commence à me faire à l’idée d’y aller. Dans un vrai hammam, pas un pour touristes s’entend. Mais j’ai un peu la trouille, j’ai pas envie d’y aller toute seule, d’autant que j’ai lu l’expérience d’une canadienne expatriée un an à Rabat, qui la première fois n’était pas tombée dans un endroit clean clean et était repartie en courant… Sans compter ma mère qui avait saigné du nez dès la première salle, trop chaud. Je préférerais donc y aller avec une fille qui connait. Mais n’ayant trouvé personne, j’ai fini par me faire tout bien expliquer par Monsieur et je me suis lancée toute seule…

 

Première étape : la caisse. Ca ça va, je donne mon billet au Monsieur et en échange j’ai un ticket rose.

Deuxième étape : je rentre dans la partie réservée aux femmes, je donne le ticket rose à la première surveillante venue. Monsieur m’a dit qu’il faut lui donner aussi un petit quelque chose pour qu’elle surveille bien mon sac, normalement c’est 1 ou 2 DH, mais comme je suis une « riche française » il vaut mieux que je donne entre 2 et 5 DH. Ah bah oui mais j’ai plus de monnaie, le monsieur à la caisse m’a tout pris et il ne me reste plus qu’un billet de 20 DH… Va pour le billet de 20 DH, je sais bien qu’elle ne me rendra rien mais je suis incapable de le lui demander (1. je ne sais pas le dire en arabe et 2. c’est contraire à mon caractère), de tout façon j’ai pas le choix. Et puis tant mieux pour elle, ça lui fera un bon tajine ce soir.

Je me déshabille donc. Plus exactement le nu intégral pour moi c’est no way, je mets mon maillot de bain 2 pièces acheté exprès pour l’occasion. Les autres sont toutes nues, ou au mieux elles ont gardé leur petite culotte. Je ne savais pas trop quelle serait leur tendance, bah voilà, je suis renseignée !

Mes affaires rangées dans mon sac, je vais le mettre dans un casier et on me donne deux seaux. Tout va bien.

Troisième étape : la première salle. Il fait déjà tiède. Rapide analyse de la configuration des lieux en fonction des personnes présentes. Il reste un coin de libre, je le prends (Monsieur m’avait dit que c’était mieux) et je vais remplir mes seaux. Pendant que l’eau coule, j’ai le temps de m’appercevoir que je suis la seule à n’en avoir que deux. Pas grave ça me suffit largement. Monsieur m’a dit qu’il fallait nettoyer sa place et asperger les murs avant de commencer… J’asperge donc gaiement et ça me permet de constater que l’écoulement de l’eau à cet endroit n’est pas idéal. Heureusement je ne suis pas la seule à m’en rendre compte et une femme m’invite à côté d’elle. Merci Madame vous êtes trop aimable ! Elle parle français et on discute un peu. Oui c’est la première fois que je viens au hammam, pourquoi ça se voit tant que ça ?! Il faut bien le dire, je suis inrattable, en plus de mes évidentes hésitations je suis :

Pas grave, je m’en fous et passe à la quatrième étape : je sors mon équipement acheté spécialement la veille : savon noir, ghassoul et kiss.

Me voilà donc en train de me tartiner de savon noir. Faut vraiment le vouloir quand même ! Ma première rencontre avec le savon noir, savon beldi pour les intimes, avait été une masse visqueuse noirâtre avec une partie liquéfiée dans un sac, mélangé à de la paille de fer… « Hobbi il faudrait jeter ce truc immonde en train de moisir au fond du placard ! » « Ah oui fais voir ? Mais non, c’est du savon noir que ma tante a acheté pour faire le ménage… » Depuis j’ai lu autre part que ça peut aussi servir à la cuisine et, ma foi, c’est vrai qu’une fois ça m’a bien aidée à ravoir une casserole que j’avais faite cramer !…

Pendant la pose de cette mélasse mutifonction je commence à me prendre à une douce torpeur, quand une femme très agitée fonce sur moi et commence à m’engueuller. Chouette… je ne comprends strictement rien à ce qu’elle raconte. Ma voisine fait l’interprête. Il est question des 20 DH, que c’est trop, pour mon honneur !… (je ne vois pas où mon honneur est baffoué dans l’histoire mais bon…) bla bla j’arrive juste à comprendre qu’il faudra que j’aille demander le reste en sortant. Ma voisine m’explique que normalement on donne entre 1/2 et 1 DH, et seulement en sortant, pas en arrivant. Très bien, je me le tiendrai pour dit !

Après ces émotions je passe au kiss, je me rince et je me dis que ce serait quand même dommage de ne pas voir la salle suivante…

Cinquième étape : j’entre dans la salle intermédiaire et là je découvre la guerre des tranchées, pire que Verdun. Chacune délimite son territoire par une rangée de seaux, certaines même avec une double épaisseur !! J’ai vraiment pas de quoi lutter avec les deux miens… Tant pis, j’y vais quand même.

Une jeune fille me fait une petite place. Elle vient de Casa et est là pour le week end… Comme je n’ai rien à faire d’autre je me refait la cérémonie du savon noir. Elle attend son tour pour se faire frotter… mais me propose gentilement de me frotter le dos. Je me l’étais déjà fait tout seule dans la salle précédente, mais je ne pouvais pas refuser la grande tradition hammamesque. Elle était énergique mais quand même largement moins que la spécialiste qui oeuvrait à côté… La tiyaba (merci 5easrellas), hors de question qu’elle me touche ! Et elle va vraiment partout ! Sans aucune pudeur ni considérer la fragilité de certaines parties de l’anatomie féminine ! De toute façon moi je prends une douche tous les jours et avec ma peau aussi fine et aussi blanche que le lavabo, elle trouvera jamais ces fameux « vermicelles » maronnasse et continuera à me frotter jusqu’au sang… Déjà là les deux passages « légers » ont suffit à me rendre le dos irrité pendant un semaine, c’est bon, j’ai compris la leçon.

Ca fait déjà un bon moment que je suis là et je ne vais pas m’éterniser non plus. Je salue ma voisine et vais me rhabiller. Je récupère aussi mes 15 DH avant de partir.

 

Sur le chemin du retour je croise Monsieur qui commençait à sérieusement s’inquiéter : il pensait que ça ne me plairait pas et que je resterais cinq minutes… j’y suis restée deux heures !!

 

Verdict : je suis magnifique !

C’est bon, je reviendrai…

 

PS : du coup j’ai pas compris à quoi sert vraiment la succession des salles. Ok on a de plus en plus chaud, mais concrètement, quand est-ce qu’on fait toute la série du savon noir, frottage, lavage… juste à la dernière salle (que l’on supporte) ?

 

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